18 octobre 2006

UN LIVRE UTILE 41

Le lundi 11 octobre 2004.

La semaine dernière, j’ai pris une décision qui, malgré ses apparences toutes bénignes, aura possiblement un impact important sur ma vie, voire compromettant. J’ai décidé de faire un travail sur l’expropriation des Arabes palestiniens, en Palestine, après la 2e guerre mondiale. À prime abord, j’avais décidé de faire un travail sur Lorsque je suis allé voir mon professeur pour lui présenter le sujet, il m’a dit que c’était intéressant mais que je ne trouverais certainement rien d’extrêmement étonnant sur le sujet. Il m’a suggéré d’orienter mes recherches davantage au niveau des méthodes d’expropriation utilisées par le nouvel état juif.

À la sortie de son bureau, je me sentais plutôt enthousiasmé par la conversation que je venais d’avoir avec Robin Tom Naylor, prof. d’Économie politique et d’Histoire économique, spécialisé en Économie souterraine. Je me suis aussitôt dirigé vers la bibliothèque pour me trouver des livres qui traitaient du sujet. J’étais loin de me douter de ce qui m’attendait.

Les lectures que j’ai faites dans la soirée subséquente m’ont bouleversé. Sans trop entrer dans les détails, les atrocités qui ont été commises et les moyens utilisés contre les palestiniens m’ont tout simplement bouleversé. Je n’avais aucune idée que les événements s’étaient déroulés ainsi.

Pour ajouter à mes découvertes, le lendemain matin, je me retrouve en compagnie de deux extrémistes, sans doute de la droite chrétienne américaine, dans une conférence. et tiennent des propos révoltants. Le silence régnait parmi les étudiants qui, pour des raisons que je préfèrerais oublier, demeuraient muets aux propos fascistes et racistes tenus par ses deux étudiants. C’est alors que j’ai compris la raison pour laquelle le prof. parlait si avec laquelle il terminait chaque phrase. Il est risqué de parler, d’investiguer le climat dans lequel l’état d’Israël est né. Certes pour le dans des circonstances similaires auxquelles les Juifs d’Europe ont failli ne plus jamais revoir la lumière du jour, me semble paradoxale.

À ne pas pouvoir en parler, à se cacher derrière des histoires mythiques, ne font que retarder et empirer une crise identitaire qui ne fera que plus de dommage lorsqu’elle éclatera. On ne peut réaliser le rêve d’une nation que lorsqu’il repose sur une vérité absolue, pas sur une réalité créée de toutes pièces.

Lo